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Travail le Dimanche mon intervention en Conseil et revue de Presse Sud Ouest + Rue 89

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Des rustines sur l’accord article de Sud Ouest du 16 12 2015

Olivier delhoumeau

Les commerces mérignacais pourront ouvrir huit dimanches l’année prochaine au lieu de cinq actuellement. PCF et EELV ont voté contre.

Alain Anziani n’a pas réussi à susciter l’adhésion de l’ensemble de la majorité municipale sur le travail du dimanche. ©

Les dimanches visés

Sont proposés dans le premier cas (commerce de détail) les dimanches 10 janvier et 26 juin qui correspondent aux soldes d’hiver et d’été, les 28 août et 4 septembre pour la rentrée scolaire et les 27 novembre, 4, 11 et 18 décembre qui précèdent les fêtes de fin d’année.

Les concessions automobiles se sont positionnées, quant à elles, sur sept dimanches correspondant à des périodes d’opérations nationales, à savoir le 17 janvier, le 13 mars, le 10 avril, le 12 juin, le 18 septembre, le 16 octobre et le 20 novembre.

A la faveur de la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques (loi dite Macron), le maire a désormais le pouvoir d'autoriser le travail dominical. Et ce, dans une limite maximale de 12 dimanches par an.

Lundi soir, le sujet était à l'ordre du jour de l'assemblée délibérante. L'enjeu consistait à valider l'extension de l'ouverture annuelle des commerces de cinq à huit dimanches pour 2016. Jean-Michel Bertrand, adjoint délégué à l'artisanat et au commerce de proximité, a détaillé la mesure, en faisant le distinguo entre l'ensemble du commerce de détail et les concessions automobiles (lire par ailleurs).

Un bilan sera fait fin 2016

Portant la parole d'Ensemble, changeons Mérignac, Christine Peyré n'a pas caché qu'il y avait eu débat au sein de son groupe. « Si nous sommes favorables à cet élargissement, nous considérons qu'il sera nécessaire de faire un bilan en fin d'année prochaine avec les professionnels du secteur. »

Ses remarques suivantes ont balayé divers questionnements économiques et socioculturels inspirés par la loi. En donnant constamment le sentiment de vouloir ménager la chèvre (les salariés les plus fragiles) et le chou (les magasins et les consommateurs). Étant entendu que face à la concurrence débridée du commerce en ligne qui s'affranchit des frontières de calendrier, le commerce physique a la nécessité de s'adapter. Dans cette optique, l'assouplissement envisagé crée, selon elle, plus d'opportunités qu'il n'en supprime.

À l'inverse, les communistes, ont voté contre. Pour eux, la relance de l'économie passe surtout par une augmentation des salaires et des retraites. « La loi Macron cherche à casser le Code du travail en adaptant ce dernier aux entreprises », a plaidé Joël Girard, avant d'ajouter : « Il s'agit de rendre les salariés taillables et corvéables à merci. Et de consolider les parts de marché des grandes enseignes au détriment des petits commerces. »

En phase avec son collègue du PCF, l'écologiste Gérard Chausset pense que cette loi va conduire à la suppression du repos dominical et compliquer sérieusement la vie familiale. De son point de vue, la force de frappe du e-commerce ne doit pas tout justifier. « Sur certains sujets de société, il faut avoir une ligne, une doctrine, et s'y tenir. » Prônant un statu quo à cinq dimanches, il craint que l'augmentation annoncée ne fragilise encore plus le petit commerce des centres-villes. « Ce n'est pas cette économie-là que nous voulons promouvoir. On est en train de se tirer une balle dans le pied. »

Ligne Maginot de la conso

Jean-Michel Bertrand ne croit pas à cette analyse repeinte en noir. « La mesure que nous soutenons permet de se placer dans une logique d'action, de liberté. Et de ne plus faire de discrimination entre certaines activités qui bénéficiaient d'un régime dérogatoire. » Concernant les salariés, il a rappelé que l'ouverture dominicale serait soumise au volontariat, sur la base d'un accord écrit. « Je me réjouis que notre position apporte un pouvoir d'achat complémentaire à travers des heures supplémentaires. »

De son côté, la socialiste Marie Récalde a mis l'accent sur le fait qu'avant la loi Macron, le travail du dimanche concernait déjà 8 millions de Français. « Avec une réglementation complexe, incohérente et très inégale puisqu'il y avait cinq régimes dérogatoires. Nous avons fait le choix d'harmoniser ces régimes en renforçant les contreparties salariales et le dialogue social territorial. »

Concluant le débat, le maire Alain Anziani n'analyse pas ce passage de cinq à huit dimanches comme un basculement révolutionnaire. Vouloir créer une « nouvelle ligne Maginot de la consommation » serait inefficace de son point de vue. Parce qu'elle serait très vite débordée par Internet et l'attractivité commerciale des zones frontalières. Pour l'édile, les « jugements moraux » ne sont pas à la hauteur de la société dans laquelle nous vivons. Reprenant à son compte l'argument financier pour les salariés volontaires, il ajoute qu'un consommateur ne trouvant pas satisfaction à Mérignac ira forcément voir ailleurs. Toutefois, il rejoint Christine Peyré sur l'idée d'un bilan de l'opération à la fin 2016.

L'élu Front national a voté contre.

Pas plus le Dimanche mon inervention en conseil

La loi Macron vise à l’extension de l’ouverture des commerces le dimanche au motif essentiel que cela serait bon pour l’économie, ce que nous contestons. Les écologistes ne veulent pas de l’extension du travail dominical au-delà des 5 déjà autorisés.

Notre Ville essaie depuis des années, de favoriser l’implantation d’activités permettant une vie dans nos quartiers et le centre ville. Cette économie là est celle que nous soutenons.

Ce commerce de proximité sera encore plus fragilisé par l’extension de l’ouverture à 8 Dimanche. Le commerce indépendant sera toujours perdant face aux nombreuses grandes enseignes! Qui peut dire le contraire

Face à la crise des hommes et femmes sans emplois n’ont pas toujours le choix de refuser de travailler la nuit et/ou le dimanche. Nous pointons l’impact sur la sphère privée, familiale mais aussi associative, culturelle et sportive de cette désorganisation contrainte-subie. Par ailleurs la compensation salariale ne sera jamais à la hauteur de la valeur d’un temps libre, de convivialité, de créativité…

Nous ne voulons pas d’une société frénétique où les relations humaines seraient sacrifiées pour entretenir le tout consommation.

Notre conviction est qu’autoriser le travail le dimanche n’apporte aucun gain réel sur un plan strictement économique tout en dégradant certaines conditions de vie et de travail des salariés concernés.

Pour toutes ces raisons nous sommes opposés à travailler plus l Dimanche.

Gérard Chausset, Sylvie Cassou Schotte, Anne Couplan, Stéphane Gaso,  Gwenaelle Girard, Jean-Claude Pradels

L’ouverture des magasins autorisée 8 dimanches par an

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Entrée de la promenade Sainte-Catherine à Bordeaux (SB/Rue89 Bordeaux)

Entrée de la promenade Sainte-Catherine à Bordeaux (SB/Rue89 Bordeaux)

La loi Macron donne la possibilité aux communes d’autoriser jusqu’à 12 ouvertures dominicales des commerces par an, contre 5 actuellement, à condition d’avoir l’accord de leur établissement public intercommunal. Bordeaux Métropole, après concertation avec les maires et la CCI, autorise 8 ouvertures en 2016.

« Outre les 5 dimanche habituels (3 premiers dimanche de décembre et 2 premiers dimanches des soldes), ce pourrait être le premier dimanche de septembre, le dernier dimanche de novembre, plus une date à l’appréciation de chaque commune », précise la métropole.

Elle donne ainsi un avis favorable aux maires de Bordeaux, Floirac et du Bouscat, qui ont demandé 7 ouvertures, et à ceux d’Ambarès-et-Lagrave, Bouliac, Gradignan, Lormont, Mérignac, Pessac, Saint-Aubin de Médoc et Talence, qui en veulent 8.

Des voix se sont toutefois élevées en conseil de métropole contre cette décision, notamment celles de Jacques Colombier (FN) et du communiste Max Guichard.

« Les travailleurs seront à tous les coups perdants, estime ce dernier. Le travail du dimanche sert toujours à maintenir la précarité qui touche de plein fouet les femmes et les jeunes. »

L’écologiste Gérard Chausset a dénoncé le « consumérisme effréné dans lequel nous enferme cette loi » :

« Nous avons déjà 30% de surface commerciale de plus que la moyenne nationale. Cela ne va pas favoriser le maintien ou l’expansion des commerces de proximité et en pied d’immeuble, nécessaires à la revitalisation des quartiers. Et c’est bien d’avoir écouté la CCI, mais on aurait pu aussi écouter les syndicats de salariés défavorables à ces ouvertures dominicales. »

Christine Bost, maire d’Eysines et vice-présidente de la métropole en charge du commerce, a quant à elle défendu « une décision mesurée par rapport au cadre de la loi ».

« Nous avons la volonté de faire le point au bout de quelques mois de fonctionnement. Une année étant faite de 52 semaines, il en reste 44 sans ouverture des commerces, cela laisse du temps conséquent pour pouvoir procéder à des activités de loisirs. Et lors des débats en conseils municipaux, les élus étudiants ont souvent souligné l’opportunité que cela représente pour eux de pouvoir travailler le dimanche et de poursuivre leurs études. »

 

 

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